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L’hypnose, une aide efficace et surprenante pour se soigner

Depuis une dizaine d’années, la pratique se démocratise. Immersion
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Tout le monde est « hypnotisable », seuls les niveaux diffèrent. F.L.

Non, l’hypnose n’est pas un art farfelu qui consiste à agiter un pendule sous les yeux d’une personne afin qu’elle tombe immédiatement sous son emprise. Elle ne fait pas non plus partie du folklore et ne se ressemble en rien à une légende urbaine. Exit donc les vieux clichés pour faire place à une science qui prend de plus en plus d’espace au sein de notre société. La première chose à savoir sur cet état, c’est que 100 % de la population y est sensible.

Aucune exception, pour le coup, tout le monde est dans le même bateau. Toutefois, certaines personnes y sont plus sujettes que d’autres. David Six, hypnothérapeute sur Aix-en-Provence, explique que « ces différences se font selon que le patient utilise la partie gauche de son cerveau ou la partie droite. Dans la première se trouve la rationalité, dans la seconde, le côté rêveur, enclin à l’imaginaire. » Voilà notamment pourquoi les enfants sont généralement très réceptifs à l’hypnose.

Florence, 43 ans, est assise au bord d’un lac. Le vent caresse ses joues et le saule pleureur situé derrière elle la rassure. Alors qu’elle se décontracte de plus en plus, une voix lointaine vient la tirer de sa torpeur : »Lentement, quand j’arriverai à dix, vous ouvrirez vos yeux… ». Florence a décidé d’arrêter de fumer. Tout comme Maxime, 26 ans. Sauf que cette assistante sociale fait partie de ceux qui « résistent » ; elle utilise la fameuse partie gauche du cerveau.

Cependant David Six a su dompter son côté réfractaire en utilisant « des mots cachés ». « Par exemple, si je vous dis repassage, à quoi vous pensez ? » Réponse logique, et surtout immédiate, : « À du linge ». « Et pourtant il est question d’un repas sage… », nuance l’hypnothérapeute. Florence comprend tout de suite là où il veut en venir. Le diplômé de l’école de communication humaine de Bouc-Bel-Air a réussi son pari. Un des signes qui lui permet de l’assurer ? Le nystagmus. Ce mouvement involontaire que font les deux yeux lorsqu’on entre dans un état hypnotique.
« Aider le patient à s’aider lui-même »

Même tactique pour l’étudiant aixois qui, lui, a été complètement réceptif à l’expérience – c’est donc le côté droit de son cerveau droit qui a été titillé. Avec, en plus de Florence, une sensation de légèreté et des picotements dans les mains, autres indices permettant d’attester de la validité de la séance. Il en est même ressorti « totalement relaxé, réellement empli d’une sensation de bien-être ». Pour les deux patients, deux séances auront suffi.

La première était composée de tests en fonction de leur personnalité, de leur vie, de leur mode de fonctionnement, suivi d’un discours avec ces mots cachés. Pour imager sa technique, l’hypnotiseur nous raconte une histoire où il perçoit des enfants rouler à vélo sur du goudron noir. Mais le plus petit d’entre eux est gêné par ses roulettes qui l’empêchent de tourner correctement. Une fois retirées, le voilà libéré de ses mouvements. Après coup, le lien avec la cigarette est évident : le champ lexical est là, l’air de rien, (« goudron ») et les roulettes font référence aux cigarettes dont les patients souhaitent se débarrasser.
Tout n’est pas question de croyance

Lors de la deuxième, David Six s’est attelé à reconcentrer cette énergie sur autre chose. La concentration chez Maxime, la mémoire pour Florence. Depuis, trois semaines se sont écoulées et l’envie de Maxime tourne autour de « 0 ,2 % sur une échelle de 1 à 10 ». Il n’a d’ailleurs jamais retouché à une cigarette depuis. Florence, elle, s’en sort bien également, même si elle fume toujours « ses deux ou trois clopes quotidiennes. Le café, c’est encore très dur pour l’instant », confie-t-elle. Le but de David Six est simple : « aider le patient à s’aider lui-même ». Car c’est avant tout cela dont il est question dans l’hypnose.

Même principe pour Hugo, 35 ans, qui voulait se débarrasser de sa phobie de l’avion. Le professeur de sport ne s’est pas tourné vers le même hypnotiseur mais vers « une amie spécialiste à Marseille ». Au début, il n’y croyait pas du tout. Mais tout ceci n’est pas une question de croyance. Au bout de quatre séances, dont les deux premières auront servies à lui donner des points d’ancrage en remontant le cours de sa vie, il a pu prendre un vol pour les États-Unis en toute tranquillité.

Il compare ces moments à un trajet en voiture lorsqu’on se demande « je suis déjà arrivé ? Mais comment j’en suis arrivé là ? »À chacun son expérience.

Certains prénoms ont été changés

Carine Palmi

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